L'agAM et l'EPF sont liés par un protocole de travail : quelle en a été la motivation ?
La communauté urbaine de Marseille est confrontée à une pénurie foncière face aux besoins de son développement démographique et économique. La réponse passe par une reconstruction de la ville sur elle-même : mais sur quels sites ? Pour quels projets ? Quelles actions de renouvellement urbain promouvoir, de structuration des quartiers périphériques engager ?
L’agAM et l’EPF PACA se sont associés pour croiser l'ingénierie urbaine de l’Agence et l'ingénierie foncière de l’EPF afin de proposer aux collectivités locales une démarche concrète d’aide à la décision pour répondre à ces questions, dans la perspective de la mise en œuvre du futur PLU de MPM et d’une stratégie foncière associée.
La nécessité d'une stratégie foncière ambitieuse est reconnue par tous : quelles en sont les grandes composantes ?
La question foncière est souvent un élément de blocage ou un frein pour développer les projets. Il faut donc l’anticiper pour en faire un outil d’impulsion qui sécurise les projets. La stratégie foncière doit avoir une acceptation large : elle peut être définie comme la mise en œuvre de l’ensemble des moyens (règlementaires, d’intervention foncière publique, juridiques, fiscaux ou financiers) et de leur articulation dans l’espace et dans le temps pour favoriser, sur un territoire donné, son évolution vers l’objectif fixé par la collectivité.
La « vision » du projet de territoire et des projets qui le nourrissent est donc essentielle. L’action foncière publique doit y assurer des fonctions de régulation, d’anticipation des projets et d’effet de levier. Elle doit s’inscrire dans le temps long, être pérenne et sans cesse renouvelée pour accompagner l’évolution du territoire.
En quoi le nouveau paradigme du renouvellement urbain impose t-il une approche foncière adaptée ?
Le renouvellement urbain recoupe des actions très diversifiées : « recyclage » de friches industrielles, rénovation ou réhabilitation de quartiers urbains dégradés, réintégration dans la ville de grands ensembles, « intensification » de quartiers périphériques.
Mais toutes ont en commun les coûts élevés d’intervention et de retraitement, notamment démolition et dépollution (de 20 à 100 fois les coûts en sites naturels) et les contraintes de gestion transitoire (relogement d’habitants, d’entreprises, mise en sécurité de bâtiments). L'anticipation et la sélectivité sont, plus qu’ailleurs, indispensables.
Les démarches de maîtrise foncière doivent s’appuyer sur une connaissance foncière et immobilière très fine : L’établissement d’un « référentiel foncier » et d’une cartographie des « duretés foncières » sera un outil précieux d’aide à la décision pour déterminer les périmètres à acquérir et les modalités à mettre en œuvre.
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