Baisse continue de la marche à pied depuis les années 70, part quasiment inexistante du vélo dans les déplacements marseillais (0,35 % en 1997), infrastructures et aménagements des espaces publics peu favorables à ces modes de déplacements… La place faite aux déplacements non motorisés reste faible sur la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole.
Pourtant, les contextes nationaux et locaux poussent à un renversement de cette tendance : réorganisation des circulations à Marseille avec l’arrivée du tramway, renouvellement urbain et grands projets, mise à disposition des vélos en libre service "Le Vélo"…
Le Schéma de Cohérence des Modes doux vise à mettre en cohérence, à donner une lisibilité globale aux actions déjà entreprises ; mais aussi à intégrer les multiples aspects et acteurs d’une politique en faveur des modes doux.
Sur la base d’une série d’entretiens avec les acteurs locaux (services techniques, élus des communes, conseils général et régional, communauté d’agglomérations voisines et services de l’État), les enjeux majeurs et des orientations ont été définis.
Pour initier une évolution des mentalités et des pratiques, plusieurs types d’actions sont développés en parallèle :
* en premier lieu, apparaît la nécessité, presque évidente, de réaménager l’espace pour un partage plus équilibré de la voirie ; notamment par la création de zones où les modes doux deviennent prioritaires et par la réalisation d’itinéraires cyclables.
* en complément, et pour des déplacements moins quotidiens, il s’agit de proposer aux habitants et aux visiteurs de découvrir autrement les richesses locales, par des circuits touristiques et de promenades notamment.
Pour favoriser et inciter à ces pratiques, l’offre de services peut également être étoffée : stationnements vélos et dispositifs de locations adaptés à la diversité des besoins… Enfin, les actions d’incitation, de promotion et de coordination sont évoquées.